Segré : une pollution au fuel dans l’Oudon

19h08 - 18 avril 2017 - par G.Y
Segré : une pollution au fuel dans l’Oudon
Près du pont Gambetta, les pompiers installent des barrages pour bloquer et absorber la nappe de fuel.

Une quinzaine de pompiers sont intervenus ce mardi 18 avril sur la commune de Segré, pour bloquer une pollution au fuel dans l’Oudon. Malgré les recherches, les pompiers et gendarmes n'ont toujours pas trouvé l'origine de cette pollution.

Alertés à 16h30, les pompiers de Segré et d’Angers ont installé deux barrages pour bloquer la nappe de fuel étendue entre les deux ponts des rues Gambetta et Victor-Hugo à Segré. « Ce sont des riverains qui nous ont alertés mais malgré les recherches nous ne savons toujours pas d’où vient cette pollution », a indiqué le capitaine Dominique Leriche.
Vers 18h, lui et ses hommes attendaient un renfort de la cellule de dépollution de Cholet. « Ils sont en route avec du matériel absorbant. Nous avons fait appel à eux car nous n’avons pas ce genre d’équipement sur place », termine le chef des opérations.

Mercredi 19 avril, les pompiers étaient à nouveau alertés par des riverains de la Verzée. « Ils ont repéré une autre pollution au fuel sous le pont près du FS bar. Il s’agit des résidus de la pollution de l’Oudon. Nous avons fait appel à la société Assainissement Maine Anjou, des spécialistes de la dépollution en rivière », précise le lieutenant Philippe Sabin. Vers 18 h, ils ont commencé l’opération d’écrémage par aspiration de l’eau polluée. « Nous récupérons le fuel dans une unité de traitement, une opération qui a la particularité de faire disparaître toutes traces d’hydrocarbures », note au passage Laurent Marc, gérant de la société Ama. Il prévoit prévoit trois jours de pompage dans l’Oudon. « C’est un procédé économique qui ne récupère que les hydrocarbures. L’eau est rejetée dans la rivière et le fuel dans une cuve pour être traité à part », termine-t-il. Les deux techniciens seront présents jusqu’à vendredi 21 avril à Segré.

Les recherches n’ont toujours pas permis de détecter l’origine de cette pollution. « C’est un fuel léger qui est utilisé pour le chauffage », pense le technicien d’Assainissement Maine Anjou.

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