Bouchamps-lès-Craon : la minoterie Pelluau, une des dernières de la Mayenne

00h00 - 19 avril 2017 - par C.T
Bouchamps-lès-Craon : la minoterie Pelluau, une des dernières de la Mayenne

La minoterie Pelluau, l’une des cinq dernières de la Mayenne basée à Bouchamps-lès-Craon fabrique de la farine issue de blé 100?% français. La farine est livrée à 150?km à la ronde. Une aventure familiale qui ne date pas d’hier.

« Nous sommes meuniers de génération en génération depuis la Révolution » résument Thierry Pelluau (co-gérant avec son frère Didier), et sa sœur Laurence Duvacher, (qui gère la partie comptabilité).

La minoterie utilise 8 000 tonnes environ de blé par an pour fabriquer plus de 6000 tonnes de farine (des chiffres qui fluctuent en fonction du niveau des récoltes et de la qualité du blé). Elle approvisionne, via sa flotte de sept camions, les boulangeries dans un rayon de 150 km.


« En France, il existe 360 meuniers. Mais 20 % des minoteries fabriquent à elles seules 80% de la farine qu’elles livrent aux industriels et grandes surfaces. Les autres se partagent les 20 % qui restent. »

La minoterie Pelluau est dans ce dernier cas, et s’y plaît car « dans l’artisanat vous avez la possibilité d’apporter du service, il y a le relationnel, et puis la proximité. Des valeurs chères chez nous » souligne Thierry.

La minoterie Pelluau achète tout son blé en France. « 80% est local : 50 km à la ronde. Les 20% restants sont des blés spécifiques, qu’on appelle du blé de force dont on a besoin pour corriger les autres. »

La production est tout un processus. Une partie du blé est rentrée lors des battages (500 tonnes environ ; le reste est acheté aux coopératives en cours d’année). A son arrivée, le blé est contrôlé avant d’être vidé. « C’est essentiel pour la qualité, et indispensable pour la traçabilité. »

Puis nettoyé. « Même le grain cassé est enlevé. Il faut qu’il soit propre et entier. »

Ensuite, « on passe son taux d’humidité de 13 % à 16 % afin de ne pas casser le grain d’amidon aux étapes suivantes. »

24 h de repos et le blé passe à travers les tamis. Quatre broyeurs et huit convertisseurs. Il y retourne jusqu’à ce que la farine soit de la qualité voulue. « On y va doucement afin de ne pas casser l’amidon. »

Enfin, la farine « reste “au plancher” comme on dit » c’est-à-dire une semaine dans les silos de stockage avant d’être acheminée chez les clients. « Quand on expédie trop vite, la farine n’est pas facile à travailler. Il lui faut un temps de repos. »

Le remoulage et le son sont vendus pour nourrir les animaux.

 

Lire dans notre édition du vendredi 7 avril

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