Prison avec sursis pour la conductrice qui avait fauché mortellement un piéton à Coudray

13h53 - 04 avril 2017 - par D.T
Prison avec sursis pour la conductrice qui avait fauché mortellement un piéton à Coudray

Le tribunal correctionnel de Laval a condamné une jeune femme de 22 ans à six mois de prison avec sursis. Le 8 mai 2016, elle avait mortellement fauché une femme à Coudray.

« Je suis désolée, je m’en voudrais toute ma vie. » A la barre, on retrouve une jeune femme de 22 ans. Les sanglots sont coincés dans la gorge de la conductrice impliquée dans un accident de la route. Le 8 mai 2016, elle se trouvait au volant de sa Citroën C3 bleu ciel entre Coudray et Fromentières. Il est environ 14  h  30. La conductrice qui prépare le concours d’école d’infirmière rentre chez elle par la petite voie communale 2. Alors qu’elle circule en direction de Fromentières, elle percute le rétroviseur d’une Peugeot 206 dans un virage à gauche. Paniquée, la jeune femme donne un coup de volant. La Citroën C3 se déporte alors vers la gauche, tape le talus avant de revenir sur la chaussée et de faucher deux piétons. Parmi eux, une  femme âgée de 71 ans décédera sur le coup. L’autre victime, sa belle sœur, s’en tirera avec de multiples traumatismes et une incapacité temporaire de travail évaluée à 120 jours.

Une vitesse estimée à 100 km/h


D’après l’enquête, la conductrice roulait trop vite sur la petite route étroite. Avec une marge d’erreur « évaluée entre 10 et 15 % », l’expert estime que la Citroën C3 roulait à une vitesse de « 100  km/h ». « Je passais la cinquième. J’étais entre 80 et 90 km/h », estime la prévenue, en permis probatoire. C’est toujours trop pour l’avocat du fils de la victime. « Elle n’a pas adapté sa conduite en fonction du temps et du lieu », plaide Me David Rajjou. Le procureur de la République Guirec Le Bras est du même avis. « Il y a eu une succession de fautes qui arrivent à cette situation », résume le représentant du Parquet. Le magistrat demande une peine de neuf mois de prison avec sursis et une annulation du permis de conduire pour une durée de 18 mois. Me Anne-Marie Maysonnave, l’avocate de la conductrice, estime cette période trop longue. En plus d’évoquer la « culpabilité » qui ronge sa cliente, elle rappelle que le virage n’était pas indiqué. « Il n’y a pas non plus de panneau qui limite la vitesse », constate-t-elle.
Le tribunal a condamné la conductrice à une peine de six mois de prison avec sursis. Son permis a été annulé pour une période de six mois, avec interdiction de le repasser.

0 commentaires

Envoyer un commentaire