L’Indonésie au cœur du collège Jacques-Prévert de Châteauneuf

17h40 - 21 décembre 2016 - par D.A
L’Indonésie au cœur du collège Jacques-Prévert de Châteauneuf
Les collégiens derrière l’ensemble de percussions qui compose le gamelan offert par l’Indonésie.

Le collège Jacques-Prévert de Châteauneuf-sur-Sarthe a inauguré son gamelan javanais, un instrument de musique un peu particulier, typique d’Indonésie. Chose rare, il a été offert par l’Indonésie, ce qui ne s’était pas fait depuis 1889. Seconde originalité, c’est le seul collège d’Europe à posséder à demeure un tel instrument. Plus que jamais, le collège castelneuvien est marqué du sceau indonésien.

C’était soir d’effervescence vendredi 9 décembre au collège Jacques-Prévert de Châteauneuf-sur-Sarthe. Et pour cause, l’établissement public accueillait en son sein l’ambassadeur d’Indonésie en France, M. Hotmangaradja Pandjaitan. Ce dernier est venu inaugurer le gamelan javanais que son pays a offert au collège en octobre dernier. Cet instrument qui est en fait un ensemble de tambours, de gongs et de xylophones pouvant être joué par 25 personnes en même temps, a été donné au collège. Un geste fort et rare puisque c’est le seul établissement à en posséder un à demeure (tous les gamelans sont prêtés en règle générale.) Cet acte voulu par le ministère de l’éducation nationale d’Indonésie vient en fait récompenser l’établissement pour son travail réalisé autour de la culture indonésienne.

Il faut dire que depuis deux ans maintenant, les responsables du collège mènent une politique appuyée d’ouverture à cette culture. Le premier acte fondateur remonte à 2014. « A cette époque nous avons accueilli le groupe de musiciens indonésien “Pang Pung”. Deux de ses artistes étaient en résidence chez nous », explique Benoît Rigouin, le principal du collège. Parallèlement, un premier gamelan était prêté. Les artistes sont partis mais le gamelan, lui, est resté une année de plus. Et les projets pédagogiques autour de cet impressionnant instrument ont de nouveau fait surface. à l’initiative, on retrouve Sylvain Scholastique, professeur d’éducation musicale. « Personnellement, j’ai découvert cet instrument à la galerie sonore à Angers. J’y ai tout de suite vu un intérêt pédagogique.» Pourquoi ? « Parce que malgré ce qu’il donne à penser, cet instrument est très simple à jouer. Avec le nôtre, il suffit de savoir compter jusqu’à cinq», vulgarise l’enseignant.

Les professeurs de français et d’arts plastiques y ont vu également leur intérêt. Car autour du gamelan, un théâtre d’ombre créé par la manipulation de marionnettes est possible. Ce théâtre est agrémenté d’un conte, travaillé en classe. Bref, de multiples projets pédagogique sont possibles avec ce gamelan.

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