Les agriculteurs allument 100 feux de détresse

18h33 - 17 février 2016 - par D.A
Les agriculteurs allument 100 feux de détresse
Devant le Super U de Grez-Neuville, mercredi 17 février. - © Haut Anjou

Le Super U de Grez-Neuville derrière un écran de fumée, mercredi 17 février. Si les agriculteurs du secteur préparaient une soirée au coin du feu, c'était pour une veillée funèbre, sans chants ni grillades.

100 feux de détresse, pour une menace de mort qui pèse sur l’agriculture française. Les prix toujours plus faibles payés aux producteurs, leur ont fait passer l’envie de sourire. Sur tout le territoire du Maine-et-Loire, une centaine de brasiers a été allumée, tout sauf des feux de joie. Une campagne qui s’embrase, comme un avertissement à l’adresse des pouvoirs publics. « Ce soir, c’est sans animosité, mais quand on sera au bout, on va finir par durcir le ton. regardez ce qui se passe à Rennes », prévient un manifestant. Sur le bord de la route, des messages pour le moins explicites : « La mort est dans le pré » ou encore « Le Foll dégage !». Le ministre de l’Agriculture est une cible privilégiée, avec ses « mesurettes », dénoncées comme inutiles. Un producteur de lait, rit jaune : « On vient d’annoncer 7% de baisse des cotisations sociales. Mais on ne demande pas qu’on affaiblisse notre système de protection sociale. Il faut rééquilibrer la filière pour renforcer nos exploitations en péril. Voyez-vous beaucoup de supermarchés faire faillite ? » Sur le front des négociations, les discussions se poursuivent entre les acteurs des filières lait, porc et viande bovine.

Abonnez-vous au journal Haut-Anjou
0 commentaires

Envoyer un commentaire