Saint-Michel-de-Feins : l'éleveur canin jugé pour avoir maltraité ses chiens

12h21 - 29 mai 2015 - par D.T
Saint-Michel-de-Feins : l'éleveur canin jugé pour avoir maltraité ses chiens
Patrick Trumeau, éleveur canin dans le sud-Mayenne, était jugé à la fois pour maltraitance sur ses animaux et travail dissimulé.

Patrick Trumeau, éleveur de chiens à Saint-Michel-de-Feins, comparaissait jeudi 28 mai devant le tribunal correctionnel de Laval. 24 chefs d'accusation étaient retenus contre lui, sur les conditions de vie de ses animaux. La Société protectrice des animaux, les fondations 30 millions d'amis et Brigitte-Bardot s'étaient portés partie civile.

Depuis 2011, plusieurs inspections dans son élevage avaient donné lieu à des avertissements et des injonctions de mise en conformité. Le 12 décembre 2013, 63 des 176 animaux que comptait l'élevage du Sud-Mayenne avaient été saisis. C'est le manque d'espace alloué à certains animaux et la surpopulation de l'élevage, qui n'avait autorisation que pour 170 bêtes, qui a conduit à cette décision.

L'accusation de maltraitance était au cœur des débats. S'il est acquis qu'aucune violence n'a été commise sur les chiens, les associations retiennent que le non-respect des normes sanitaires peut être considéré comme une maltraitance. De son côté, la défense de l'éleveur a fait témoigner six personnes, dont trois vétérinaires, pour attester de la bonne santé des chiens de Patrick Trumeau.

Le Procureur Guirec Le Bras a requis à l'encontre de l'éleveur 120 jours amendes à 5 euros et 100 euros pour chacune des quinze infractions retenues. Il a également laissé à l'appréciation du tribunal des peines accessoires : interdiction d'exercer pendant cinq ans, affichage de la décision sur les installations, confiscation des animaux. Le délibéré sera rendu le 9 juillet prochain.

Patrick Trumeau était aussi jugé pour travail dissimulé. 21 victimes étaient reconnues, certaines d'entre elles s'étaient portées parties civiles. Pour ces chefs d'accusation, il a été condamné à 200 jours amende à 5 euros et à verser plus de 15 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles.

Plus d'information dans le Haut-Anjou du 5 juin.

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