Jacques Orhon, globe-trotter du vin, a ses racines dans le sud-Mayenne

09h33 - 08 mars 2013
Jacques Orhon, globe-trotter du vin, a ses racines dans le sud-Mayenne

C'est une véritable célébrité Outre-Atlantique. Sommelier de métier Jacques Orhon, qui fut longtemps professeur, est chroniqueur pour la télévision canadienne. Juge dans les plus grands concours internationaux de vin, il a ses racines dans le sud-Mayenne où il a vu le jour il y a 60 ans. Rencontre.

pour le vin ?
Cela a commencé tout petit à l'âge de 9 ans. Notre maison au 11, rue Elie Lemotheux à Château-Gontier comportait deux parties, une de 1618, et une de 1722. Dans la première, il y avait une cave à vin et j'étais fasciné par les bouteilles. Mon père m'avait nommé l'échanson de la maison (NDLR ancêtre du sommelier). Les voyages ont également façonné mon goût pour le vin. Avec la JOC, j'ai eu la chance de visiter beaucoup de pays très jeune et notamment l'Espagne et le Portugal à 14 ans en 1967 où l'on m'a fait déguster un porto de 100 ans d'âge. Cela marque ! Mon père avait également hérité d'un vignoble de 2 ha dans le Muscadet. J'ai donc été en contact très jeune avec la vigne et la vinification.

Pourquoi êtes-vous parti au Québec ?
Je suis parti au Québec en 1976, à l'âge de 23 ans parce que je suis un amoureux des mots. Le Québec, c'était le français en Amérique. A la base, on devait rester avec mon épouse pour un an, 37 ans après on y est toujours. Là encore, j'ai eu la chance de tomber dans un relais château qui possèdait l'une des meilleures caves à vin du pays au nord de Montréal dans les Laurentides. Je suis retourné étudier et cinq ans plus tard, je donnais des cours avec mon diplôme d'enseignement professionnel dans le vin. Le fait d'être Français me donnait une certaine autorité sur le vin même à moins de trente ans. A 28 ans, je suis aussi devenu consultant pour le ministère de l'Education nationale, inimaginable en France. Puis, j'ai écrit des livres autour du vin qui m'ont amené à la télévision en 1997. Mais je n'en oublie pas la France : l'an dernier et il y a deux ans, avec mon fils, nous avons tourné en France. J'étais sur mon vélo dans les vignobles et j'allais à la rencontre des viticulteurs. On a notamment rencontré Cabrel, mais aussi des producteurs très intéressants. Le concept a beaucoup plu aux Canadiens.

lire l'article dans l'édition du 8 mars 2013

Mots clés : vin chateau gontier,

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