Quel avenir pour la baignade ?

00h00 - 31 août 2006
Quel avenir pour la baignade ?

La baignade de Chambellay est interdite et il est fortement question que ses structures soient démontées. La commune n’ayant pas fait le choix d’avoir un surveillant de baignade pour l’été, les baigneurs venaient au début de la saison à leurs risques et périls, n’engageant que leur propre responsabilité.Ils étaient très nombreux en juillet, au moment de la canicule, à venir se rafraîchir dans la Mayenne, dont la qualité de l’eau était semble-t-il correcte à ce moment-là. “Ils“, ce sont les jeunes du village, ceux des environs, et des personnes en vacances à proximité, qui apprécient l’endroit pour sa beauté et sa gratuité.Les anciens du village se rappellent : « C’était un lieu de vie formidable, il y avait des cabines de bain, les gens étaient heureux, il y avait de belles fêtes là-bas… ». La nouvelle génération s’est attachée au lieu instinctivement, un lieu où l’on se retrouve, où l’on bavarde sur l’herbe, chahute joyeusement avant d’opter pour un plongeon gaillard. Une famille parisienne en vacances témoigne « Pour nous, cette baignade, c’est Chambellay, on décompresse, on joue dans l’eau avec de vieux pneus et on prend une bonne douche en rentrant pour éviter les complications. »Le site condamné Chacun s’attriste de savoir le site pratiquement condamné… Les jeunes particulièrement qui disent ne pas avoir de lieu de rencontre dans ce village l’hiver. « Aux beaux jours, c’était là ! » Pour les aider à accepter la décision, l’eau s’est troublée et des algues l’ont verdie, des conséquences de la canicule au dire des spécialistes puisque le phénomène était apparu lors de la dernière canicule. Les pêcheurs eux-mêmes ne s’y risquent pas mais avouent : « Il suffirait qu’il pleuve et l’eau s’éclaircirait ». Mais le ciel tourmenté qui plane au-dessus de la baignade ne s'éclaircira pas pour autant. Cela dit le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres : les deux canards blancs qui ont élu domicile sur les bords de la Mayenne ont pu de nouveau squatter les lieux désertés par les baigneurs !

Abonnez-vous au journal Haut-Anjou
0 commentaires

Envoyer un commentaire