Les élus enclenchent le processus des énergies renouvelables

00h00 - 16 mai 2004
Les élus enclenchent le processus des énergies renouvelables

Les sujets environnementaux ont dominé les débats de la séance plénière. Les élus engagent une réflexion sur les énergies renouvelables. Ils s’interrogent sur l’opportunité ou non de mettre en place une chaudière bois déchiqueté sur l’ensemble du complexe sportif (piscine, salle omnisport et future salle des sports). Ils ont voté le lancement d’une étude de faisabilité. Premières conclusions en juillet. Ils se sont ensuite penchés sur le compostage des déchets verts. Comment développer la valorisation agricole du compost ? Comment inciter les habitants à pratiquer le compostage individuel ?«C’est une prise de conscience de la collectivité pour la préservation de la biodiversité» a déclaré Nicole Lagueste, 1ère adjointe au maire de Château-Gontier. Elle s’inscrit dans dans la «suite logique» d’une démarche d’amélioration du paysage bocager sur le territoire du Pays (Crape, 1998) explique Denise Bichot (maire de Laigné), présidente de la c/c de Pays. La plantation de nouvelles haies suppose leur entretien et donc se pose la question de l’utilisation du bois déchiqueté : est-ce concevable en collectivité ? Malgré les freins, les interrogations, des réalisation ont lieu sur d’autres sites (600 chaudières en collectivité, 400 en secteur industriel en France) tels que les serres municipales de Lorient ou l’Hôpital de St-Hilaire du Harcouët. Les élus de la c/c de Pays étudient sérieusement la question. Ils ont visité des installations à Coudray, chez MMme Lardeux, à Peuton, chez MMme Bordeau, à Montcoutant et à la Ferrière en Partenay (deux-Sèvres). «La ressource d’origine bocagère sur pied dans le Pays de Ch-Gontier est conséquente, de l’ordre de deux millions d’équivalent litres de fuel» note Roger Guédon (maire de St-Denis d’Anjou), vice-président à la c/c à l’Environnement. Une économiede 20 200 €/anPeuvent renforcer cette ressource, les apports des déchets verts et les dépôts de palettes et de bois de rebus à la plate-forme déchetterie, et d’origine industrielle (scieries, bois d’élagage...), «en veillant à ne pas prendre les palettes de bois traité» précise Monique Doumeau (maire de Longuefuye), conseillère à la c/c. «Actuellement, nous avons trois chaudières de 350 KW à la piscine dont une en très mauvais état». Une de 520 KW salle omnisports route de Laval. Il en faudrait une autre comparable pour la nouvelle salle. L’hypothèse de travail consiste à parier sur «un système d’éco-énergie : 1 MWh en chaudière bois soit 80% de couverture de chauffage par le bois + 20% gaz» avance Olivier Lepage, technicien. Sur la base de 2 776 MWh/an de consommation d’énergie bois, il faudrait 841 tonnes de bois déchiqueté. Un réseau d’eau chaude de 200 m et un silo de 200 m3 offrant «une autonomie de 1 à 2 semaines». Certes l’inconvénient, c’est que «l’investissement est lourd : 3 à 4 fois le coût d’une installation classique 700 K€/MW)» reconnaît Roger Guédon, c’est-à-dire 305 000 € (après déduction de 50% des aides de l’Ademe et de la Région), contre 230 000 € pour une chaudière gaz. Mais, «l’économie annuelle serait de 20 200 €/an, avec un temps de retour (15€/MWh bois) sur investissement prévu dans 3,7 ans ramené à 3,2 ans avec la possibilité de récupérer les palettes de bois en déchetterie». Par rapport au gaz, la chaudière bois déchiqueté réduirait le coût d’exploitation de 2 à 3 fois et serait source d’emplois au niveau local. La difficulté réside dans l’approvisionnement, le conditionnement (de l’espace pour stocker), et une autonomie limitée.

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