Le coup de gueule d'un agriculteur de Ruillé-Froid-Fonds

20h00 - 10 juillet 2019 - par R.G
Le coup de gueule d'un agriculteur de Ruillé-Froid-Fonds
Sylvain Rousselet (polo rouge) avait reçu sur son exploitation en septembre 2018 le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Travert. - © Haut Anjou

Eleveur de Rouge des prés depuis dix ans, Sylvain Rousselet tire à boulets rouges sur une décision actée entre l’Union européenne et des pays d’Amérique du sud. Celui qui se bat pour le Produire français ne décolère pas face à cette concurrence déloyale.

C’est un accord qui ne passe pas. Vraiment pas. Depuis la signature d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay), vendredi 28 juin, Sylvain Rousselet voit rouge. éleveur de Rouge des prés à Ruillé-Froid-Fonds depuis dix ans, il y voit « un gros tacle fait par l’Europe après avoir travaillé durant deux ans sur les Etats généraux de l’alimentation (Egalim) où on y a mis beaucoup de temps et d’énergie ».

« Une trahison »

S’il doit encore être étudié par les nouveaux eurodéputés puis ratifié par le Parlement européen, celui qui est aussi vice-président des Jeunes agriculteurs de la Mayenne voit en cet accord « une trahison ».

« On nous demande depuis des années de produire sous des normes environnementales, sociétales... De monter en gamme. Ce que nous faisons et ce que les consommateurs demandent aujourd’hui. Et dans le même temps on va importer des produits d’Amérique du sud qui ne sont pas du tout sous les mêmes normes ». 

Pour dénoncer cette situation, FDSEA et Jeunes agriculteurs de la Mayenne se sont mobilisés à Laval devant la préfecture, mercredi 3 juillet, au soir. Un rassemblement auquel a participé l’agriculteur qui n’en démord pas.

« La boule au ventre »

« On est toujours prêt à faire mieux, c’est certain. Mais il ne faut pas non plus faire n’importe quoi. Là, on vient massacrer tout le travail initié sur le Manger français que l’on s’applique à mettre en place », se désole Sylvain Rousselet.

Article complet à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du vendredi 5 juillet 2019.

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2 commentaires
  1. Yep

    @Seb, ce qu'il faut comprendre c'est que même si on consomme local, la production locale n'est pas adaptée pour l'industrie. Ainsi, tant qu'on peut cuisiner chez soi ou choisir son restaurant on peut consommer local, mais dans les grandes chaînes de restauration rapide ou pour les plats préparés, ils vont s'approvisionner au moins cher donc en Amérique du Sud

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  2. Seb

    A l'ère de l'ecologie, on va importer de la viande d'argentine dans des bateaux réfrigéré qui vont traverser l'Atlantique !!! Genial !! De mieux en mieux!!! Consommons local d'abord !!! Encore des accords européens bien négocié !!!

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