Intrusions dans les élevages : « ça va finir par un drame ! » pour des agriculteurs sud-mayennais

06h00 - 24 juin 2019 - par C.T
Intrusions dans les élevages : « ça va finir par un drame ! » pour des agriculteurs sud-mayennais
Christophe Georget a indiqué que l’élevage et le bien-être animal peuvent se concilier. - © Haut Anjou

Les intrusions d’adhérents d’associations pour la défense du bien-être animal dans les élevages se multiplient. La filière est à bout.

La Besnaie est une exploitation de 500 truies naisseurs - engraisseurs à Senonnes.

Deux frères sont associés. Il y a Pascal Georget, installé depuis 1985 avec ses parents. Puis à leur départ à la retraite, en 1996, Christophe l’a rejoint. «Nous aimons nos élevages, nos bêtes, même si on sait qu’au final c’est pour en faire du jambon ou des rillettes», résume Pascal lors de la visite aux parlementaires mayennais.

« On est obligé de se barricader »

Même s’ils n’ont pas été victimes d’intrusion, Christophe ne s’en cache pas. « On le vit difficilement. Il y a encore deux ans, tout était ouvert ici. Maintenant, on est obligé de se barricader. Mais on sait très bien qui si quelqu’un veut rentrer, il y arrivera. »

Lui et son frère se préparent avec des installations de caméras, d’un portail et de clôtures. « Je ne comprends pas bien ces personnes qui veulent imposer leur vision. »

Michaël Guilloux, installé à Astillé et président de la filière porcine à la FDSEA et FRSEA  poursuit : « Ils réalisent des vidéos avec 1 % de ce qu’ils voient. Leur seul but est de dégoûter les gens de manger certains produits pour imposer leur vision, et de collecter des dons pour leurs associations. »

On le sent, la filière est à cran : « Ils s’introduisent dans nos installations, qui sont à côté de nos maisons. Ils entrent dans notre vie privée. Les agriculteurs, leurs femmes et enfants dorment mal. ça va finir par un drame ! Tout le monde est sur ses gardes, craintifs .»

Quatre intrusions dans des élevages ont été constatées en Mayenne. Un éleveur a porté plainte.

Article complet à retrouver dans notre édition du Haut Anjou du vendredi 21 juin 2019

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1 commentaires
  1. Nel

    Oui est par leur faute les transporteur de poussins d' 1jour prennent des précautions à cause de la canicule qui débute mercredi et on est mardi et à causes de ses fichu association les poussins vont être abattu il n'en parle pas du mal qu'ils causes au animaux. Par leur faute ils deviennent des assassins de poussins

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