Château-Gontier : ces travailleurs handicapés qui intègrent une entreprise “ordinaire”

06h00 - 03 juin 2019 - par M.A
Château-Gontier : ces travailleurs handicapés qui intègrent une entreprise “ordinaire”
Plus efficace, la méthode manuelle permet également de trier tous les matériaux utilisés?: aluminium, acier, carton, et les différents plastiques. - © Audrey Mauny

C’est un partenariat encore unique dans le sud-Mayenne que l’Adapei 53 a signé, il y a quelques mois, avec Adonial. L’entreprise qui valorise les produits déclassés en nutrition animale accueille depuis trois mois un groupe de travailleurs handicapés.

C’est avec le sourire aux lèvres que Fabienne évoque son expérience au sein de la société Adonial. « C’est valorisant d’intégrer une entreprise “ordinaire” car on sort de l’Esat (établissement et service d’aide par le travail) et puis nous sommes en contact avec les autres salariés, on peut échanger sur nos savoir-faire. Le rythme est cependant plus soutenu, et la première fois est souvent stressante mais aujourd’hui je me sens très bien », confie celle qui, mardi 28 mai, avait pour mission de défaire les cartons.

La méthode manuelle plus efficace

Comme une vingtaine d’autres travailleurs handicapés de l’Esat Le Geneteil à Château-Gontier, Fabienne intervient ponctuellement dans l’entreprise sur une mission bien spécifique : le déconditionnement des boîtes de poudre de lait infantile. « Nous nous sommes rendu compte que la ligne mécanique qui existait auparavant ne répondait pas à nos attentes. C’est pourquoi, nous avons souhaité revenir à une méthode manuelle », explique Antoine Leneveu, directeur général d’Adonial. C’est ce dernier qui est à l’origine du partenariat qui unit depuis quelques mois sa société à l’Esat.

« Il y a une dizaine d’années, j’avais visité un site du groupe Avril qui avait ouvert ses portes à des travailleurs handicapés et j’avais notamment retenu le professionnalisme des équipes de l’Adapei. »

Après avoir élaboré le processus technique ensemble, et déterminer les travailleurs en situation de handicap capables d’intervenir, depuis trois mois, ils sont entre huit et dix à participer à ce partenariat, sous l’œil d’un moniteur d’atelier, intermédiaire au rôle fondamental.

Article complet dans notre édition du 31 mai 2019.

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