Loigné-sur-Mayenne : l'écluse de La Roche au cœur d'un désaccord

10h00 - 01 mai 2019 - par M.A
Loigné-sur-Mayenne : l'écluse de La Roche au cœur d'un désaccord
Joseph Richet a répondu à l’appel à projet du Conseil départemental pour créer plusieurs activités dans et autour de la maison éclusière de La Roche. - © Audrey Mauny

Dans le cadre de l'appel à projets lancé par le Département de la Mayenne concernant les maisons éclusières, Joseph Richet qui portait un projet pour l'écluse de la Roche à Loigné-sur-Mayenne a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Nantes contre le Conseil départemental.

Gérant de la halte d’Entrammes entre 2010 et 2016, Joseph Richet a répondu, en avril 2017, à l’appel à projets du Département concernant la reprise des maisons éclusières le long de la rivière.

Deux projets ont d’ailleurs vu le jour l’année suivante  : la coutellerie à l’écluse de Neuville de Saint-Sulpice et le restaurant Le Beyel à l’écluse de la Benâtre à Origné.

Celui du Ménilois portait sur l’écluse de la Roche à Loigné-sur-Mayenne. « J’avais proposé plusieurs activités pour que le projet soit le plus viable possible : la gestion et la location de chambres en meublés de tourisme notamment car le manque de structures était pointé du doigt, auxquelles j’ajoutais la prestation d’éclusage, l’installation d’une tente bivouac dans le jardin, la location de bateaux électriques et l’ouverture d’une buvette en extérieur. »

« Je n’ai plus les moyens »

Ce projet, dont l’investissement atteignant 20 000€, a été accepté en juillet 2017 par le Conseil départemental « mais au fur et à mesure, on n’a cessé de me mettre des bâtons dans les roues », estime Joseph Richet.

Interdiction spécifique d’envoyer au sud des bateaux, toilettes pas aux normes d’accessibilité qui ne permettaient plus d’ouvrir une buvette, huit mois d’attente pour obtenir la convention d’éclusage et enfin interdiction d’installer une tente bivouac dans le jardin situé en zone inondable.

« Ils ont accepté un projet qu’ils ont détruit méthodiquement par la suite », affirme Joseph Richet qui, a finalement écrit au Département en fin d’année dernière pour demander la résiliation du contrat et être indemnisé des pertes accumulées sur deux ans.

Article complet dans notre édition du Haut Anjou du 26 avril 2019.

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