Patrick Leroux : «Oui à la fusion simple pour sortir de l’impasse»

00h00 - 23 mars 2006
Patrick Leroux : «Oui à la fusion simple pour sortir de l’impasse»

Patrick Leroux n’a pas tenu de réunion-débat pour mener la campagne du Oui au référendum de dimanche prochain. Tout juste participera-t-il à celle de Philippe Henry, aujourd’hui, pour dire qu’il est en phase avec lui sur le principe de fusion simple. «Faire campagne, je ne vois pas bien ce que cela aurait apporté de plus. Les gens sont assez grands pour réfléchir par eux-mêmes, comprendre la situation dans laquelle on est. Ce n’est pas à nous élus de forcer leurs portes.» Si certains ont voulu rencontrer Patrick Leroux, celui-ci était disponible pour les recevoir. Revenant sur la prise de parole de Philippe Henry, Dominique Forêt et de lui-même, à la radio locale le jeudi 16 mars, Patrick Leroux qualifie «le débat d’anecdotique. On a pu se rendre compte à quel point il est difficile d’avoir un débat critique et apaisé, de dialoguer ensemble à condition d’avoir des idées et qu’on ne soit pas dans des postures personnelles. J’ai été ébahi» dit-il, «par la position agressive du maire délégué réglant ses comptes personnels plutôt que d’argumenter sur le fond, ce qu’on aurait voulu débattre. Franchement, est-ce que depuis 1990 Bazouges a été désavantagé. Je ne crois pas... Pourquoi sommes-nous dans l’ambiguïté de la situation actuelle ? Parce que la fusion association a montré ses limites.» L’issue du scrutin de dimanche changera-t-il quelque chose ? Patrick Leroux est clair : «Quel que soit le résultat, il est hors de question de défusionner. Ce n’est pas la question qui est posée. Alors, préfère-t-on rester dans cette impasse pendant encore deux ans, voire plus... ? La loi stipule que c’est au conseil municipal de demander un référendum sur la défusion. Une projection irréaliste.» Que ce soit Oui ou Non, cela changera-t-il la vie des Baziliciens ? Patrick Leroux est formel : «On fait déjà tout ensemble. Si c’est non, on aura tout simplement un vécu municipal désastreux. On sera dans un cul-de-sac. Il revient donc aux gens de peser les tenants et aboutissants raisonnablement. Ils se rendront compte que la fusion simple est la suite logique de la fusion association, de notre histoire commune. Par contre, s’ils traitent le sujet comme une affaire personnelle, on dévie de la question posée. Et dans ce cas, Château-Gontier-Bazouges a tout à y perdre. Il est donc important que tous les électeurs aillent voter, afin d’exprimer leur point de vue, pour au final décider de leur avenir.»

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