Raphaël Bellanger passe la main à la Conf’ 53 où de nouveaux défis se dressent

06h00 - 01 avril 2019 - par C.T
Raphaël Bellanger passe la main à la Conf’ 53 où de nouveaux défis se dressent
Raphaël Bellanger se sera battu contre ce qu’il appelle «les agrandissements déguisés» et «les fermes usines». - © Haut Anjou

Raphaël Bellanger quitte son poste de porte-parole de la Confédération paysanne de la Mayenne. Il revient sur son mandat, et les défis à relever.

Raphaël Bellanger quitte son poste de porte-parole «car nos statuts fondateurs nous imposent de ne pas aller au-delà de six ans afin de ne pas tomber dans ce que l’on dénonce : des mandats perpétuels qui finissent par couper nos élus des réalités.»

Lui n’a jamais souhaité cela et insiste : «Chez nous, il n’y a pas de dédommagements pour nos mandats, ce sont nos fermes qui nous font vivre. »
Il est installé depuis 2004 au Feux-Cis. Il possède 60 vaches laitières sur 70 hectares, avec son frère, son associé. Mais depuis le 1er mars, « nous sommes quatre associés, et nous nous lançons dans la filière porcine en valorisation par le bio.»

Derrière la défense de la biodiversité, «on a un projet social»

Concernant son mandat, il se dit « satisfait. Nous avons réussi à garder le nombre d’adhérents au même niveau, à savoir 250. Ce qui veut dire que nos idées progressent en proportion, vu que le nombre de paysans diminue.»

Il rappelle ses combats : « la répartition du foncier : nous nous sommes toujours battus contre les agrandissements déguisés de certains qui arrivent à plusieurs pour prendre des terres avec des associés qui très rapidement partent à la retraite, laissant la charge de travail au dernier qui reste. Cela engendre des agriculteurs qui se noient dans leur travail, des burn-out, des troubles musculo-squelettiques, etc. »

Et de continuer : « Ces dérives provoquent la glissade des systèmes en vraies usines. à la Conf’, nous nous battons pour une agriculture paysanne, et cela ne veut pas dire seulement la défense de l’environnement comme certains aiment bien nous enfermer. Même si il est vrai qu’on se bat pour la biodiversité, derrière notre projet, il y a une conception sociale qui est de faire vivre nos campagnes. »

Lire l'article complet dans notre édition du Haut Anjou du vendredi 29 mars 2019

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