Attentats en Nouvelle-Zélande : l'émotion au collège/lycée Saint-Michel de Château-Gontier

15h06 - 15 mars 2019 - par S.P
Attentats en Nouvelle-Zélande : l'émotion au collège/lycée Saint-Michel de Château-Gontier
Une délégation d'une quinzaine de lycéens de Saint-Michel s'était rendue à Christchurch fin février. - © P.S.

Les attaques qui ont eu lieu à Christchurch ont suscité l'émotion au collège/lycée Saint-Michel jumelé avec l'établissement Cashmere high school situé dans cette ville néo-zélandaise.

Ce vendredi à 13h40 (1h40 du matin à Paris), deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ont été frappées par des fusillades. Elles ont fait au moins 49 morts, en ce jour de prière, et une vingtaine de blessés. Trois personnes ont été arrêtées, et des explosifs artisanaux ont été retrouvés.

Au collège/lycée Saint-Michel de Château-Gontier, jumelé depuis une dizaine d'années avec l'établissement Cashemere high school dans cette ville néo-zélandaise, l'émotion est perceptible. « Nous avons été surpris d'apprendre cela ce matin. Christchurch est une ville tranquille, mais c'est la preuve que tout peut arriver malheureusement », déclare Christine Delgéry, la directrice des collège/lycées Saint-Michel/Robert-Schuman.

Un message de compassion envoyé

« Les enseignants ont été abasourdis par cette nouvelle, poursuit la directrice. Valérie Lemoine. Notre enseignante s'est entretenue avec sa correspondante néo-zélandaise, qui lui a répondu que les élèves et professeurs étaient confinés dans leur établissement. De confession musulmane, deux élèves ont été blessés et un autre porté disparu. Ils se trouvaient dans l'une des mosquées ».

Il est minuit à présent à Christchurch. Le couvre-feu a été levé. « J'ai envoyé un message de compassion au directeur de l'établissement de Cashemere high school, indique Christine Delgéry. Je ne l'ai pas eu, il a d'autres préoccupations pour le moment. On n'en sait pas plus ».

Le séjour voyage des Castrogontériens en Nouvelle-Zélande reporté ?

Dans le cadre des mobilités du lycée Saint-Michel, trois jeunes doivent partir pour trois mois en Nouvelle-Zélande à Christchurch à partir du 15 avril. « On laisse Cashemere gérer "l'upercut" qu'il vient de recevoir. Rien est décidé encore pour le départ de nos trois jeunes français.»

La ville de Christchurch (400 000 habitants) vit donc sa deuxième crise, après le tremblement de terre meurtrier de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter, qui l'avait frappée en février 2011, faisant 400 morts et disparus.

La vingtaine de lycéens de Saint-Michel avait dû, à cette époque, reporter leur voyage en Nouvelle-Zélande au mois d'août.

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