Guillaume Chevrollier : « Nous n’avons pas attendu le Grand débat pour faire remonter les doléances »

06h00 - 31 janvier 2019 - par R.G
Guillaume Chevrollier : « Nous n’avons pas attendu le Grand débat pour faire remonter les doléances »
Le sénateur (Les Républicains) Guillaume Chevrollier. - © Haut Anjou

Alors que le Grand débat national a été lancé pour deux mois à la suite du mouvement des Gilets jaunes, le sénateur mayennais Guillaume Chevrollie regrette que le gouvernement n’ait pas été à « l’écoute » bien avant.

Que vous inspire ce Grand débat national de deux mois ?

Tous ces sujets qui sont au cœur de ce débat avaient déjà été débattus au Sénat. Si le gouvernement nous avait davantage écoutés, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous avions par exemple alerté dès le débat budgétaire 2017 de la question du prix du pétrole.

Aujourd’hui, notre pays est dans une situation de division. Il faut retrouver de la sérénité, de l’apaisement. Il faut laisser aux gens l’occasion de s’exprimer. Ensuite, il faudra des propositions concrètes pour répondre aux attentes.

Quels sont les sujets qui reviennent le plus souvent dans la bouche des Mayennais ?

Disons que l’élément déclencheur a été l’application du 80 km/h en juillet dernier. Après, il y a des sujets comme le ras-le-bol fiscal, le déficit d’un pouvoir centralisé ou encore le manque de considération de l’exécutif qui suscitent une crispation. Nous n’avons pas attendu ce Grand débat national pour faire remonter ces doléances... Ma permanence est ouverte 365 jours par an, je rencontre chaque semaine des élus et des habitants du département.

Cette démarche de participation citoyenne arrive donc avec du retard ?

Bien que dans l’opposition nous ne sommes pas contre tout. Nous sommes constructifs. Malheureusement, nous avons face à nous un gouvernement qui n’est pas à l’écoute. Je répète qu’après cette opération de communication, nous serons attentifs aux réponses apportées à ces doléances.

Parmi celles-ci figure la diminution du nombre de parlementaires...

Il ne faut pas se tromper de débat. Je suis un défenseur du bicamérisme. Je rappelle que 21% des textes de loi sont d’origine sénatoriale et que 67% des amendements votés au Sénat sont repris dans le texte de loi définitif.

Il faut faire des efforts en matière de dépenses publiques, c’est certain. Je suis d’accord pour une diminution des représentants, si celle-ci est équilibrée. Les élus sont là pour représenter et défendre les citoyens. Car moins d’élus, c’est aussi plus de gouvernance par la haute administration.

Interview complète à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du vendredi 25 janvier 2019.

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