Le cordonnier de Château-Gontier espère toujours trouver un repreneur

06h00 - 25 décembre 2018 - par R.G
Le cordonnier de Château-Gontier espère toujours trouver un repreneur
Le cordonnier Jean-Michel Vergereau quittera le samedi 29 décembre son atelier qu’il tenait place Doumer depuis treize ans. - © Haut Anjou

Après treize ans d'activité place Paul-Doumer, Jean-Michel Vergereau part à la retraite. Il est toujours en quête d'un successeur.

« On espère trouver quelqu’un d’aussi sympathique et soigneux que lui... Un cordonnier on ne peut vraiment pas s’en passer », glisse Véronique. Comme elle, ils sont de nombreux clients « fidèles » à franchir la porte de l’atelier situé 12, place Doumer depuis quelques jours. Certains n’hésitent pas à non plus à lui apporter un coffret de vins pour le remercier.

Depuis treize ans, Jean-Michel Vergereau avec « son savoir-faire artisanal », selon les mots d’un client, savait réparer et embellir les chaussures ou autres produits de maroquinerie. Après treize ans d’activité et à l’heure de la retraite, celui qui se qualifie comme « un cordonnier traditionnel » est en quête d’un repreneur.

La date de fermeture fixée

Après un premier échec il y a quelques mois, il est actuellement en discussions avec un candidat à qui il laissera tout son matériel. Mais par prudence, il ne peut encore assurer que l’activité soit encore totalement reprise. « Les gens sont inquiets. Ils ont peur que ce service de proximité disparaisse. Il faut dire qu’il y a actuellement toute une génération de cordonniers, qui comme moi, partent à la retraite. Et derrière, il y a de réelles difficultés à trouver des jeunes », souligne le Vendéen d’origine.

S’il a réduit ses horaires d’ouverture depuis quelques mois, une chose est certaine, il ouvrira son atelier pour la dernière fois samedi 29 décembre. « J’espère vraiment d’ici cette date annoncer une bonne nouvelle aux clients », confie Jean-Michel Vergereau. « Château-Gontier est vraiment une ville de taille moyenne où il y a un potentiel commercial. Les relations avec les commerçants, notamment les chausseurs, sont très bonnes », vante-t-il comme un appel à un potentiel repreneur.

Eviter le même sort qu'à Châteaubriant

Le cordonnier qui regrettera de toutes ces années « le contact avec les clients » espère simplement ne pas connaître le même sort qu’il a vécu il y a treize ans lorsqu’il a quitté son atelier de Châteaubriant (Loire-Atlantique). A la suite de son départ, aucun cordonnier n’avait alors repris son affaire.

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