Des Gilets jaunes se mobilisent à Craon sous l'impulsion d'une jeune fille de... 16 ans

11h37 - 01 décembre 2018 - par C.T
Des Gilets jaunes se mobilisent à Craon sous l'impulsion d'une jeune fille de... 16 ans
Les Gilets jaunes sont au niveau du rond-point du Noz, au bout du boulevard Okehampton et la route de Renazé.

Pour la première fois depuis le lancement du mouvement Gilets jaunes, une action est menée à Craon ce samedi 1er décembre. Elle a débuté depuis 9h ce matin.

«Je n'ai que 16 ans, mais je me demande franchement qu'est ce que ça va donner plus tard», s'inquiète Noëlla Bijon, qui en lançant son appel à la mobilisation à Craon il y a seulement deux jours sur les réseaux sociaux ne s'attendait pas à un tel soutien et à un tel accueil des automobilistes.

Elle et la dizaine de Gilets jaunes mobilisés au rond-point du Noz à Craon, dénoncent les taxes.

«Je voulais manifester à Laval, mais franchement le carburant est tellement cher que quand j'ai vu l'appel à la mobilisation à Craon je me suis dit que je viendrai ici, car je ne peux même pas me permettre d'aller à Laval», lance un homme.

Un autre à côté : «Franchement c'est un ras-le-bol total ! Le carburant, le gaz, toutes les taxes augmentent... Là encore ils viennent d'annoncer la hausse de l'électricité, des transports scolaires pour nos enfants etc. Tous les prix flambent ! Pendant ce temps là, nos paies ne montent pas elles ! Il y en a marre !»

Au vu des coups de klaxon des automobilistes, le soutien est énorme aussi à Craon. «Bravo les gars, et courage !» peut-on entendre certains automobilistes lancer en prenant les tracts réalisés à la hâte. «Il ne faut pas lâcher ! On est tous avec vous.» D'autres sont beaucoup plus violents verbalement contre les autorités politiques et le gouvernement Macron.

Les Gilets jaunes, sous la pluie, ne bloquaient pas. «Le but n'est pas d'embêter.» Et de poursuivre : «Le but est aussi de montrer notre soutien aux collègues de Segré qui y sont depuis des semaines et à ceux de Paris et de toute la France.»

Toute la journée ils se relayeront avec ceux qui viennent au fur et à mesure. Ils ne savent pas s'ils resteront. Mais «lundi on retournera sûrement boulot, faut bien bosser pour payer leurs taxes !»

0 commentaires

Envoyer un commentaire


NULL