Des élus en colère contre l'Etat et les opérateurs à Niafles

06h00 - 31 octobre 2018 - par S.P
Des élus en colère contre l'Etat et les opérateurs à Niafles
Les élus de Niafles, Livré-la-Touche, Bouchamps-lès-Craon et le conseiller départemental au pied du pylône à Niafles. - © P.S.

« Absence de pilotage », « opacité des opérateurs », les maires de Bouchamps-lès-Craon, de Livré-la-Touche et Niafles, n’ont pas de mot assez fort pour exprimer leur exaspération à l’encontre de l’état et de Free.

Rappel : le 7 novembre 2015, onze zones blanches ont été identifiées en Mayenne. Au 31 décembre 2016, elles devaient toutes être couvertes par la téléphonie mobile suivant la loi Macron d’août 2015.

Installées depuis presque un an

Sur les sites des Bodangères à Livré-la-Touche, de la Bonsculière à Niafles, et des Hauts-Boulais à Bouchamps-lès-Craon, des pylônes ont été respectivement érigés le 9 novembre 2017 et le 24 janvier 2018. «  L’opérateur Free avait un délai de six mois pour activer les antennes relais, indique Daniel Gendry, maire de Niafles. Il s’est accordé six mois supplémentaires, soit une date ultime de mise en service le 12 octobre dernier ». Or, depuis rien ne s’est passé. « On ne peut toujours pas se servir d’un mobile, et on ne dispose que d’1 méga d’ADSL. Comment voulez-vous vendre des parcelles à lotir dans ces conditions ? On ne peut même pas être d’astreinte quand on travaille, à moins d’être appelé sur un fixe », s’agace le premier édile.

En juin dernier, déjà, Daniel Gendry avait alerté le préfet de la Mayenne de « cette situation anormale. Personne ne savait ». « Les opérateurs de télécommunication mènent la danse », peste le premier édile de Niafles soutenu par ses pairs Michel Raimbault, maire de Livré-la-Touche et Jean-Claude Delanoé, maire de Bouchamps-lès-Craon. « Les pylônes ont pourtant été financés en partie par les collectivités : 4 % par la communauté de communes, 16 % par la Région, et les 80 % restants par l’état », observe Michel Raimbault. Le coût moyen d’un pylône est de 100 000 €. « L’état n’a pas été à la hauteur », estime Daniel Gendry.

Mise en service début novembre ?

De son côté, Vincent Saulnier, conseiller départemental, adjoint au maire de Château-Gontier, explique : « Il a fallu l’intervention de Philippe Henry, maire de Château-Gontier et conseiller régional, auprès du directeur d’Orange », pour que les choses avancent. à ce stade, précisons que les pylônes des trois petites communes craonnaises sont reliés par un faisceau hertzien que vient soutenir Orange. La téléphonie, c’est un peu une usine à gaz... Bref, Vincent Saulnier est venu, mardi 23 octobre à Niafles, annoncer la bonne nouvelle : « L’activation des pylônes doit être réalisée début novembre, nous a-t-on promis.  Quel chemin de croix pour enfin aboutir. C’est déroutant ! »

Article complet à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du 26 octobre 2018.

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