Le Castrogontérien Guillaume Hubert bichonne les instruments de musique

06h00 - 29 août 2018 - par S.P
Le Castrogontérien Guillaume Hubert bichonne les instruments de musique
Guillaume Hubert embauchera un salarié en septembre. - © P.S.

Ne lui demandez pas des cours de musique, il vous répondra : chacun son métier. Guillaume Hubert, 35 ans, est réparateur vendeur d’instruments de musique. Et c’est bien comme ça. Sa petite affaire est réglée comme du papier à musique. Installé depuis quatre ans, il embauche en septembre prochain un salarié.

Certains comme lui se revendiqueraient facilement luthier. Le titre sonne bien. Guillaume Hubert le laisse volontiers. « Je ne fabrique pas, je vends et répare  seulement. Fabriquer demande un outillage de pointe. Il n’y a plus que deux fabricants français », déclare-t-il.

Dans son domaine d’activité, le Castrogontérien  d’origine fait néanmoins son bonhomme de chemin. Après un CAP de facteur d’instruments à vent à l’Institut technologique européen des métiers de la musique au Mans, en 1999, il effectue son apprentissage de réparateur d’instruments de musique à Angers. « De 2002 à 2008, j’ai été salarié d’un magasin de vente - réparation à Angers (Opus 49). »

Le bouche à l’oreille

Après une étape clermontoise de cinq ans, il revient, en 2013, à Château-Gontier Bazouges, « un objectif de famille pour être à côté du papi et de la mamie ». L’année suivante, il s’installe à Chemazé. Naît l’enseigne Ventastique, qui déménage en janvier 2017 au 21, rue Pierre-Martinet à Château-Gontier. « Je suis le seul réparateur vendeur d’instruments de musique dans un rayon de 50 à 60 km. Je me suis mis aux instruments à corde après la fermeture d’Hallo music. Je travaille pour des particuliers, des professeurs, et des intermittents du spectacle comme le Mayennais Johann Lefèvre. » Avec le bouche à oreille, le succès est au rendez-vous : « J’ai beaucoup de demandes. Mon secteur d’activité s’étend. Le 4 septembre, j’embauche un salarié en CDI à plein temps. » Un vrai challenge !

Un travail méticuleux

Réparateur d’instruments à vent, c’est un peu comme en carrosserie. « Je remonte le métal quand l’instrument a subi un choc. J’utilise des matériaux comme le laiton, le bois, l’ébène. »
Sans oublier de petites astuces pratiques  : « du papier allumette pour sentir si les tampons bougent bien. C’est très visuel. L’essai montre si on est passé à côté de quelque chose. C’est un travail méticuleux. J’avais un maître d’apprentissage qui ne me laissait rien passer. »

Article complet à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du 24 août 2018.

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