Un gîte médical à La Morlière à Saint-Denis-d'Anjou

00h00 - 07 août 2018 - par S.P
Un gîte médical à La Morlière à Saint-Denis-d'Anjou
Marylène Ricroque et Odile Dejoie passent la main à François Goldwasser. - © P.S.

Après 22 années passées au bout de ce long chemin qui mène à la propriété de 33 hectares dans le hameau de Varennes-Bourreau, commune de Saint-Denis-d’Anjou, en bord de la Sarthe, Odile Dejoie et Marylène Ricroque passent la main.

Arrivées en 1996, elles ont entrepris de convertir en agriculture biologique cette ferme aux méthodes conventionnelles et de produire des céréales, parfois oubliées. Elles ont également développé l’accueil en gîte et en chambres d’hôtes. Au fil des années, elles ont prouvé qu’il était possible de faire autrement, de cultiver de manière traditionnelle, de rénover les bâtiments de manière naturelle...

A l’heure de la retraite, elles ont mis en vente leur propriété, non sans un pincement au cœur.
Et c’est aujourd’hui le cœur un peu plus léger qu’elles s’apprêtent à quitter les lieux. Tout simplement parce qu’elles partent avec la garantie que les repreneurs poursuivront les activités dans l’esprit qui les a toujours animées, dans le respect de la terre et de la nature.

L’œuvre se poursuit

« Nous recherchions une maison entre Paris et la côte Atlantique, avec pour objectif de développer la permaculture et l’agroforesterie », explique François Goldwasser, futur propriétaire des lieux avec son épouse Pascale. C’est en consultant le site de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) qu’ils ont eu connaissance de l’existence de La Morlière.
Et c’est en visitant le site qu’ils ont découvert les différentes activités des lieux et qu’ils ont pris conscience de celles potentielles qu’ils pourraient y développer. « Arrivés à la cinquantaine, nous sommes à un tournant de notre vie. C’est pour nous le moment de nous lancer dans un nouveau projet tout en nous appuyant sur nos acquis », s’amuse François Goldwasser.

Mais ce projet est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Il s’inscrit dans un mouvement profond dont ils sont conscients depuis de nombreuses années de par leurs activités professionnelles et qu’ils entendent bien concrétiser : il faut que les habitudes changent. Ces deux médecins parisiens le constatent au quotidien. François est cancérologue depuis 1995, spécialisé dans les maladies métastatiques. Il dirige le service de cancérologie de l’hôpital Cochin à Paris, enseigne comme professeur de médecine à l’université de Paris-Descartes et mène des recherches sur de nouvelles pratiques et notamment les effets de la nutrition sur l’immunothérapie. Pascale, quant à elle, est médecin-chef de l’équipe de médecine palliative à l’hôpital Cochin et professeur associé en médecine palliative à l’Université Paris-Descartes.

Ils s’inscrivent dans un mouvement de changement des pratiques médicales. à cet égard, « l’agriculture et la médecine ont des modèles qui ont de nombreux points communs » souligne François Goldwasser. Et de préciser : « La médecine souffre des conséquences du désapprentissage et des pertes des connaissances ancestrales. » Des connaissances qu’ils souhaitent réintroduire et valoriser à travers leurs actions à La Morlière.

Article complet à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du 3 août 2018.

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