Erdre-en-Anjou : la vente des terrains des Gléniaux devant les tribunaux

16h00 - 31 juillet 2018 - par D.A
Erdre-en-Anjou : la vente des terrains des Gléniaux devant les tribunaux
Marie-Louise Plassais ne décolère pas.

A Erdre-en-Anjou, certains propriétaires n'approuvent pas le prix de vente proposé pour l'achat de leur terrain, au profit d'un projet de construction d'un lotissement.

La commune d’Erdre-en-Anjou envisage un lotissement sur Vern, appelé Les Gléniaux qui se situera à la sortie de l’agglomération, à droite, en direction de La Pouëze. D’ailleurs les élus, lors de leur dernière réunion, le 2 juillet, en ont approuvé le compte rendu d’activités dont le bilan prévisionnel prévoit de s’équilibrer à hauteur de 2 544 000 €.

« En 2003 nos terrains sont devenus constructibles »

Pourtant les choses ne se passent pas en douceur. Une des propriétaires des terrains, Marie-Louise Plassais, ne décolère pas et tient à le faire savoir. Elle explique « en 2003 nos terrains sont devenus constructibles et nous avons été contactés par des lotisseurs ; en 2008, nous avons décidé de faire affaire avec Nexity et une promesse de vente a été signée devant notaire ». Elle ajoute : « or, à la fin de cette même année on a appris que Nexity se retirait car le maire de l’époque, Jean-Noël Béguier, refusait le permis de lotir du fait d’une route communale non calibrée au projet ». Et poursuit : «  en 2010, on apprend, par les journaux, que la mairie voulait faire un lotissement à cet endroit et qu’elle confiait l’aménagement à la Sodemel, la route ne pose plus de problème. »

Vendeur, mais « pas à n’importe quel prix »

« En 2018, après bien des réunions, on nous informe qu’une procédure d’expropriation est lancée avant même qu’on nous fasse une proposition d’achat. Depuis, on nous suggère 5 € le m2 pour la zone constructible et 0,30 € pour la non constructible. Je tiens à dire que nous avons toujours été vendeurs, mais pas à n’importe quel prix. En l’occurrence, au regard de ce qui se fait ailleurs, ces montants sont inacceptables », explique Marie-Louise Plassais.

L’affaire va maintenant se régler devant les tribunaux « où nous espérons faire valoir ce que nous pensons être notre bon droit et que les prix d’achat soient majorés ».

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