L’ONG renazéenne déplore des retards administratifs pour les adoptions

10h00 - 30 mai 2018 - par C.T
L’ONG renazéenne déplore des retards administratifs pour les adoptions
Daniel Guillet (au micro), le président de l’Organisation non gouvernementale (ONG).

L’association renazéenne non gouvernementale (ONG) Solidarité, fraternité avec les enfants d’Haïti a tenu son assemblée générale à Congrier, le samedi 19 mai. L’occasion de revenir sur les actions de solidarité menées et de faire le point sur les difficultés liées aux adoptions.

L’association aide les enfants de Haïti par la voie de l’adoption ou des actions.
Depuis 35 ans qu’elle existe, «plus de 700 enfants ont été adoptés», résume le président Daniel Guillet.

Mais en 2017, «seuls huit enfants de 3 à 10 ans ont été adoptés par un couple et cinq personnes célibataires, dont deux des adoptants vivent en Mayenne», explique-t-il. Le président déplore cependant des lenteurs administratives avec Haïti. «Les enfants arrivés en 2017 sont en fait issus de dossiers datant de 2014 -2015. Il y a du retard et c’est difficile à faire comprendre aux adoptants. Ces retards s’expliquent par la situation économique et politique à Haïti : le personnel n’a plus été payé depuis des mois.»

Particularité de l’ONG, «les adoptants sont à 50% des familles monoparentales, et à 99% des femmes. Haïti accepte des candidatures de célibataires contrairement à beaucoup d’autres pays.»

288 enfants scolarisés et une quarantaine en crèche

L’ONG gère à Tabarre, la capitale, une école de neuf classes composées de 288 élèves allant de la moyenne section à la fin du collège.
D’ailleurs pour le collège, un nouveau bâtiment (qui remplacera les locaux actuels provisoires) sera construit car un troisième niveau a été ouvert. «Le cursus là-bas du collège s’étale sur trois niveaux, donc on le couvrira entièrement.»
Cela a pu se faire grâce aux dons et à un emprunt devenu d’autant plus indispensable que l’Etat, qui versait avant une aide de 4 000€, ne l’a pas fait cette année.
Rappelons que l’ONG finance entièrement le personnel, la fourniture de matériel...

L’association accueille également sur son terrain une crèche d’un partenaire. Elle abrite une quarantaine d’enfants.

Créer une économie dans le sud au profit d’une cantine

Enfin, l’association soutient un village au sud du pays. « Nous avons aidé à renouveler les cheptels des habitants car après l’ouragan les bêtes s’étaient noyées ou avaient disparu. Grâce à cette économie relancée, les villageois arrivent à faire fonctionner la cantine de l’école », souligne Daniel Guillet.

Thomas Clavreul

Si vous souhaitez aider l’association, n’hésitez pas à la contacter.

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