AVC : sensibilisation et dépistage jeudi 17 mai à Segré

12h00 - 16 mai 2018 - par B.X
AVC : sensibilisation et dépistage jeudi 17 mai à Segré
Marie-Laure Thoiry, cadre de santé et Anne Poilane, infirmière des urgences : « apprendre à reconnaître les signes de l’AVC »

Dans le cadre de la journée européenne de l’accident vasculaire cérébral (AVC), le centre Hospitalier du Haut-Anjou (CHHA) organise une journée de dépistage, jeudi 17 mai dans le hall du Pôle santé de Segré. Entretien avec Marie-Laure Thoiry, cadre de Santé, et Anne Poilane, infirmière aux urgences.

 

Qu’est-ce que l’AVC ? ses causes, ses conséquences, les traitements ?

 

C’est l’urgence neurologique la plus fréquente et souvent la plus grave.

On distingue : l’obstruction d’une artère du cerveau (80 % des AVC) que sont les infarctus cérébraux et les accidents ischémiques transitoires (AIT), de la rupture d’une artère que sont les hémorragies cérébrales et méningées.

L’AVC est une urgence, il faut agir dans les trois heures qui suivent le début des symptômes. Un traitement est possible et peut éviter ou limiter les conséquences d’un AVC ischémique : la thrombolyse. Elle consiste en l’injection par voie intraveineuse (perfusion) d’un médicament qui va tenter de détruire l’obstacle qui obstrue l’artère cérébrale. Elle doit être réalisée dans les 4 h 30 qui suivent les premiers signes. Les urgentistes du CHHA, en relation avec les neurologues du CHU d’Angers réalisent la mise en place de ce traitement grâce à la téléconsultation.

 

Quelle est la réalité de l'AVC en chiffres ?

 

Un AVC a lieu toutes les quatre minutes en France !, soit environ 150 000 AVC et AIT par an.

10 000 à 15 000 personnes de moins de 45 ans en pleine activité.

Une personne sur cinq décède dans le mois qui suit ; trois quarts des survivants gardent des séquelles définitives ; un tiers des personnes devient dépendant ; un quart ne reprendra jamais d’activité professionnelle ; un quart des patients ayant fait un AVC est dépressif .

 

Comment caractériser l'AVC ?

 

Même s’il peut parfois être lié à des antécédents familiaux, l’accident vasculaire cérébral se nourrit surtout de facteurs à risques : la sédentarité, le stress, l’hypertension, le diabète, le tabac, l’alcool. D’où la nécessité d’agir, en amont, d’informer, de sensibiliser, et d’apprendre à reconnaître ses signes cliniques : troubles de l’élocution, fourmillements...

L’AVC est un fléau aux conséquences multiples, socio-économiques, par exemple. Mais derrière les chiffres, c’est aussi et surtout une réalité qui impacte immédiatement le quotidien : « l’AVC se voit, la personne est diminuée, elle a des séquelles l’empêchant de parler, de se déplacer...»

 

Pourquoi une journée de dépistage, pourquoi Segré ?

 

Le CHHA a déjà organisé une première journée similaire sur le pôle de Château-Gontier l’an passé. «Cette année, nous l’organisons sur le site de Segré qui fait partie de notre entité». Cette action revêt un caractère pédagogique, elle s’adresse à toute la population pour faire connaître les signes de l’AVC, pour diffuser l’alerte appel du 15 et pour dépister les facteurs de risques.

 

En pratique, à Segré le jeudi 17 mai, comment cette journée s’organisera-t-elle ?


«C’est gratuit !» l’accueil se fera dans le hall du Pôle santé de Segré de 9 h à 17 h. Sur place : accueil et information à partir de panneaux et avec l’appui d’une équipe d’aides-soignantes, puis des entretiens individuels sont proposés, et réalisés par des infirmières.

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