Coupe de France : le parcours semé d'embûches de Matthieu Pichot

10h00 - 08 mai 2018 - par R.G
Coupe de France : le parcours semé d'embûches de Matthieu Pichot
Matthieu Pichot a évolué sous les couleurs du Stade lavallois entre 2009 et 2011 - © Haut Anjou.

Alors qu'il dispute la finale de la Coupe de France avec Les Herbiers contre le PSG ce mardi 8 mai, retour sur le parcours du gardien sud-mayençais.

Matthieu Pichot est natif de Sablé-sur-Sarthe mais a vécu son enfance dans le sud-Mayenne à Château-Gontier. C’est d’ailleurs dans le club de l’Ancienne qu’il a fait ses gammes avant d’être repéré par le Stade lavallois. Il y jouera jusqu’en 2011. Il était la doublure notamment d’Arnaud Balijon, le portier indétrônable des Tango de l’époque. 

On se souvient notamment du penalty arrêté par Matthieu en fin de championnat contre Le Havre dans un match des plus importants pour le maintien en Ligue 2. C’était fin avril 2011.

Il quitte Laval "pour retrouver du jeu en Vendée"

Avec seize matches à son actif en Ligue 2, il a décidé alors de partir lors de la saison 2011/2012 vers Les Herbiers, deux crans en dessous en CFA, pour retrouver du temps de jeu. De professionnel, il repasse sous le statut amateur. « Je voulais retrouver ce rythme de jouer tous les week-ends », nous expliquait-il à l’époque. 

Pari réussi. Il s’imposera dans les cages vendéennes et terminera avec son équipe 6e de leur groupe. Il y restera un an et rejoindra en 2012/2013 Le Poiré-sur-Vie, un autre club vendéen mais qui évoluait un cran au dessus : en National. Il y retrouve un autre Mayennais : Oswald Tanchot, l’ancien Lavallois devenu entraîneur. Un homme que Matthieu avait côtoyé quand il était dans les équipes jeunes des Tango. 

Il mettra à cette époque ses études dans le sport entre parenthèses pour se consacrer davantage à sa carrière footballistique. 

Il réussit dès le départ à s’imposer face au deuxième gardien qui n’était autre que le frère de Stève Mandanda, Riffi Mandanda. « Tout s’est joué sur les matches amicaux et le début de saison réussi », nous déclarait-il à l’époque. 

C’est lors de cette première saison au Poiré-sur-Vie qu’il retrouvera d’autres Lavallois, notamment son copain Freddy Rocher (il l’a éliminé cette année avec Chambly lors de la demi-finale de Coupe de France). 

Tout près d’un premier exploit avec Le Poiré-sur-Vie

Lors de sa première saison avec Le Poiré-sur-Vie, il passera tout près de l’exploit en frôlant la montée. Sur le podium depuis le mois d’octobre, Le Poiré-sur-Vie calera dans les dernières rencontres pour finir 6e. 

Les deux suivantes seront plus compliquées : une 13e place en 2013-2014, et une 12e place en 2015 après un sauvetage miraculeux : les Genôts réalisent une série de neuf matches (avec une seule défaite) qui les sort de la zone de relégation dans laquelle ils étaient englués depuis le départ. « Cette saison a été compliquée, nous avons toujours été limite », nous expliquait-il. 

C’est cette même saison que Matthieu avait été le plus loin en Coupe de France avec une défaite aux penalties contre Auxerre en huitièmes de finale.

Il apprend en vacances que l’équipe pro disparaît !

Après trois saisons au Poiré, il rejoint le CA Bastia lors de la saison 2015-2016 à la suite d’un incroyable scénario. En effet, le club du Poiré-sur-Vie annonce dans un communiqué le retrait de son équipe professionnelle pour raison économique. « Nous l’avons découvert par la presse et via un mail qu’on nous a envoyé pendant les vacances » pestait-il à l’époque. Il restait encore un an de contrat à Matthieu qui se retrouvait sans club. 

À Bastia, il est obligé de jouer à domicile... à l’extérieur !

Il rejoindra finalement le club corse du CA Bastia sauvé en National sur repêchage... à la faveur du retrait du Poiré-sur-Vie.

Il finira 13e de National. Lui et son équipe auront été obligés de jouer tous les matches à domicile à l’extérieur (à Porto-Vecchio) car le stade du CA Bastia n’était plus homologué (alors que la saison précédente il l’était). « Nous n’évoluions que devant 200 personnes... », expliquait-il.  

Une descente avec les Herbiers... et puis non finalement !

Puis Matthieu Pichot retournera aux Herbiers. Il termine le championnat à la 15e place synonyme de descente mais finalement le club se maintiendra grâce au dépôt de bilan de Luçon ! 

L’an dernier, Les Herbiers terminaient 13e avec un Matthieu Pichot encore titulaire et lors d’une saison cette fois calme par rapport aux autres !

 

Dossier complet à retrouver dans l'édition du Haut Anjou du vendredi 4 mai 2018.

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