Le manoir de la Cour des Aulnays retenu dans la liste de Stéphane Bern

12h00 - 06 avril 2018 - par C.S
Le manoir de la Cour des Aulnays retenu dans la liste de Stéphane Bern
Geneviève Karlsson, devant le châtelet, flanqué de tourelles en encorbellement, les échauguettes.

A Challain-la-Potherie, le manoir de la Cour des Aulnays, dont les plus anciens vestiges remontent au moins à 1 350, fait partie des 250 sites patrimoniaux français en péril retenus par Stéphane Bern, le célèbre présentateur de télévision. Une sélection qui lui permettra peut-être d’obtenir d’importants fonds pour sa sauvegarde.

Le président de la République a confié, en septembre dernier, à Stéphane Bern, la mission de faire l’état des lieux du patrimoine français en danger. Dans ce cadre, il souhaite lancer un loto du patrimoine. Le but est simple, l’ensemble des profits récoltés par le biais de ce jeu de grattage sera consacré à un fonds baptisé “patrimoine en péril”. L’état espère collecter entre 15 et 20 millions d’euros. Ce fonds permettra ainsi de réhabiliter les sites sélectionnés par Stéphane Bern.

Un besoin de 548 000 euros

La liste des 250 sites retenus a été dévoilée fin mars. Parmi eux donc, on retrouve le manoir de la Cour des Aulnays. «Il s’agit d’un ensemble de bâtiments inscrits aux Monuments historiques qui ont servi de lieu d’habitation à d’anciens seigneurs, dont l’un s’appelait Aulnays. Depuis, le site a toujours conservé ce nom», explique Geneviève Karlsson, la propriétaire des lieux. Elle en a fait l’acquisition en 2011 et tente depuis de le faire vivre et surtout, de le sauver.

Car les bâtisses, qui datent du 15e au tout début du 19e siècle, sont en bien piteux état. Si de nombreux travaux ont déjà été effectués pour sauver le plus urgent, notamment la chapelle qui date de 1506 et qui menaçait de s’écrouler, Geneviève Karlsson manque d’argent.

Elle a estimé à 548 000 euros la somme nécessaire pour sauvegarder, puis restaurer l’ensemble des lieux.

Article complet à retrouver dans le Haut Anjou du 6 avril 2018.

Abonnez-vous au journal Haut-Anjou
1 commentaires
  1. Veritas

    Facile. J'achète une merde patrimoniale sans avoir aucun moyen de restaurer, je tends la main (et les associations d'aide sont d'une naïveté candide... et complice) et je revends (ou mes héritiers) avec une plus value sympathique que l'Etat et ses larmoyants m'auront offerte ! Cela s'appelle péter plus haut que son... C'est du vol à la collectivité ! Si t'as pas les moyens, t'achètes pas et tu restes dans ton HLM. Personne te demande rien. Moi, j'ai acheté une merde équivalente en Val de Loire, je l'ai restaurée en bousillant ma vie avec le fric que j'avais pas, j'y prends mon pied sado-maso (avec des artisans nuls à chier et forcément prétentieux), mais je ne demande rien à personne, c'est mon problème. Ce système bien rodé avec ce goût de formol mortifère patrimonial est un scandale. Bon vent...

    Signaler le commentaire

Envoyer un commentaire