Jonathan Mabire, le créateur de chemises qui a su se retrousser les manches

14h34 - 03 avril 2018 - par C.T
Jonathan Mabire, le créateur de chemises qui a su se retrousser les manches
Jonathan Mabire (à gauche) dans le magasin 0'Masculin qui propose sa marque à la vente.

Jonathan Mabire, un habitant d’Athée, essaie d’imposer sa marque éponyme sur le marché du vêtement. Autodidacte, sans lien avec ce secteur, il se retrousse les manches pour vendre ses chemises haut de gamme.

A 31 ans, Jonathan Mabire, tente de percer dans un domaine dans lequel il n’a aucun lien. Il vient de créer sa marque de chemises. «J’avais cette idée depuis une dizaine d’années. Mais j’étais jeune et peu de gens pour m’aider. Ou ceux que j’ai eus n’ont pas suivi», explique le jeune Sarthois. Il vit son enfance à Laval et Saint-Berthevin, passe un BEP électromécanicien, puis un bac pro maintenance avant d’arriver à Athée il y a huit ans.
Son parcours est atypique. Il a travaillé en maison de retraite, a été commercial et est salarié aujourd’hui en industrie chez Carpenter. Parallèlement il s’efforce de développer sa marque de chemises. C’est en discutant avec un ami qui tient un magasin à Laval et qui manquait de polos qu’il se remet à dessiner. «Mais le polo ne me ressemble pas.»

Il crée des chemises classiques et élégantes

Jonathan préfère la chemise. Il les crée de A à Z. Sa première tentative, il la tente via une plateforme participative «mais je n’ai pas réussi à trouver mon public avec des chemises made in France, très haut de gamme.» Elles étaient à 180 €. Persévérant, il n’abandonne pas et décide d’en fabriquer une autre en dessous de 100 € avec des fabricants européens. Sans pour autant déroger à sa règle : «Je veux des chemises qui me ressemblent. Je suis timide et complexé. Je veux donc par mes chemises que les gens se sentent à l’aise dedans. Je crée des chemises élégantes, classiques et qui durent dans le temps.»
Le jeune créateur possède trois gammes (élite, sport chic et C.club), des coupes différentes, et en deux coloris : blanc et bleu.

Ses chemises arrivent en magasins

Jonathan Mabire commence à toucher au but avec des magasins qui acceptent de vendre ses chemises.
«Ce n’est pas facile car le milieu de la chemise est compliqué. Il y a des millions de marques. Pour les femmes, il est saturé, mais pour les hommes il y a un marché. On voit très bien que de plus en plus, les hommes font attention à eux. J’aurais pu me lancer dans le discount mais cela aurait nécessité de vendre des gros volumes et je souhaite faire des chemises de qualité. Et le marché du luxe me paraît trop difficile à percer. Moi, j’ai décidé de viser le haut de gamme et le très haut de gamme.»

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