L’ancien pilote de Mirage 2000 a réussi à faire décoller Pineau

06h00 - 24 mars 2018 - par C.T
L’ancien pilote de Mirage 2000 a réussi à faire décoller Pineau

Guy Louarn et sa femme Valérie ont repris la société Pineau à Craon en mars 2007. Depuis, elle a pris un nouveau virage et une nouvelle envergure en tentant quelques paris réussis.

Quand ils ont racheté l’entreprise Pineau (plomberie, chauffage, ventilation...) à Craon, la société n’était composée que de 36 salariés. Aujourd’hui le couple Louarn dirige environ 70 personnes avec leur deuxième entreprise (dans le même secteur d’activité) basée près de Rennes. «Elle nous permet de capter des marchés bretons.» Preuve s’il en est que rien n’est fait au hasard chez Pineau pour développer l’entreprise.
Et les paris sont réussis. «Nous avons traversé une crise et nous avons dû nous adapter. Nous avons alors choisi de nous spécialiser sur les marchés à fortes technicités», explique Guy Louarn, l’ancien pilote de Mirage 2000 dans sa première carrière.
Pour réussir ce virage, «nous avons aménagé un atelier de pré-fabrication. Nous construisons ici. C’est plus facile sur le chantier ensuite. Cela engendre des gains de temps énormes. » Pineau « ne sous-traite rien, excepté la partie forage quand on doit passer des canalisations, sinon jusqu’aux armoires, tout est fait ici.»

«Nous sommes les petits qui combattons les gros»

La société tente, ose.  Il y a quelques années, ils investissent dans le logiciel Bim (building information modeling) qui revêt nombre d’avantages pour les différents corps de métiers qui le maîtrisent. «Cela a représenté un gros coût financier et en temps, mais toutes les entreprises finiront par y passer.» Avec cette avance, Pineau décroche des marchés.
Grâce à cette stratégie, mais aussi une gestion des chantiers automatisée et l’atelier de pré-fabrication, «nous obtenons des coûts de revient largement inférieurs à nos concurrents (les filiales d’Eiffage, Vinci...) Nous sommes les petits qui combattons les gros.»

Retrouvez davantage dans notre éditon du Haut Anjou du vendredi 23 mars

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