L’ouverture du C2 nightclub à Ménil reportée à cause... des banquettes

06h00 - 12 février 2018 - par R.G
L’ouverture du C2 nightclub à Ménil reportée à cause... des banquettes
Les deux co-gérants ont reporté la date d'ouverture du C2 nightclub. - © Haut Anjou.

Elle était attendue le 2 février. La date d’ouverture de la boîte de nuit à Ménil a finalement été reportée. La faute à un problème d’ordre administratif sur la conformité des banquettes.

Initialement prévue vendredi 2 février, la date d’ouverture de la nouvelle boîte de nuit à Ménil a été reportée. Les deux co-gérants du C2 nightclub ont fait part de cette décision sur les réseaux sociaux quelques heures seulement avant le lancement tant attendu par les clients.

« A la suite de la visite de la commission de sécurité qui vient de se terminer, nous avons eu un avis favorable pour ouvrir mais sous des conditions qui nous semblent inadaptées », annonçaient ainsi sur la page Facebook de l’établissement les deux cousins, Gaëtan Rocton et Jérôme Heuveline.

Quid de la conformité des tests ?

Mais alors qu’est-ce qui a réellement empêché cette ouverture « dans de bonnes conditions » comme les deux co-gérants le souhaitaient ?

« La commission de sécurité a émis un avis favorable en imposant cependant le retrait des banquettes, font savoir les services de la préfecture de la Mayenne. Les mobiliers installés dans les établissements recevant du public doivent en effet répondre à une norme de résistance au feu que les gérants de la discothèque n’ont pu certifier le jour du passage de la commission. » Cette commission, dont le passage est obligatoire avant toute ouverture d’un établissement accueillant du public, est passée à deux reprises, le mardi 30 janvier et le vendredi 2 février dans l’après-midi.

Contactée, de son côté Patricia Bresteaux, maire de Ménil, n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet : « C’est déjà assez compliqué comme ça. Pour dire quoi ? C’est aux gérants de parler. »

Gaëtan Rocton, l’un des co-gérants avance : « La discothèque n’étant pas fermée depuis plus de dix mois, rien n’obligeait légalement le passage d’une commission de sécurité. Madame le maire l’a demandée le mardi (la préfecture le souhaitait aussi du fait des modifications apportées sur le mobilier, les entrées, sans déclaration préalable de travaux, NDLR). A l’issue, il nous a été demandé de fournir le certificat de conformité des tests de contrôle sur les banquettes et mousses que nous a fournies l’entreprise basée dans l’Indre. Une entreprise qui a l’habitude de travailler pour les établissements recevant du public (salles de cinéma, Parc des Princes...). »

Diminuer le délai pour rouvrir

Cette demande d’attestation de tests a surpris : « Il nous a été dit : ‘‘soit vous ouvrez sans les banquettes soit vous fournissez le certificat de conformité des tests’’. »
Ne pouvant répondre à cette demande, «  les banquettes doivent repasser au bureau de contrôle. Résultat : six semaines de délai ! Nous avons proposé de mettre, en attendant, des agents de sécurité incendie et secours à personne. Une proposition non retenue par la préfecture. Nous avons décidé de ne pas ouvrir. Nous aurions été obligés de fermer la petite salle. Dans la grande salle, la clientèle se serait assise sur des coffres en bois. Nous n’avons pas voulu non plus mettre en difficulté notre personnel qui aurait dû gérer sur le parking 200 à 300 personnes ne pouvant accéder à la discothèque faute de petite salle. à présent, nous nous attelons à diminuer le délai pour rouvrir.  »

Un coup dur pour ces investisseurs.

0 commentaires

Envoyer un commentaire


NULL