Château-Gontier : le Secours alimentaire, un acteur indispensable pour les plus démunis

06h00 - 11 janvier 2018 - par M.A
Château-Gontier : le Secours alimentaire, un acteur indispensable pour les plus démunis
Vendredi 30 décembre, Philippe Henry, maire, et son adjointe Edith Gerboin, sont allés à la rencontre des bénévoles du Secours alimentaire. - © Audrey Mauny

Vendredi 30 décembre, à l’heure de la distribution hebdomadaire, les bénévoles du Secours alimentaire s’activaient dans le local situé au 6, ter rue du 11-Novembre. Plus de 240 personnes démunies profitent, chaque semaine, des denrées que l’association récupère.

« On reçoit de plus en plus de monde. Beaucoup de jeunes en rupture familiale ou encore des familles monoparentales. » Le constat que dressent les bénévoles du Secours alimentaire semble inquiétant. 240 à 250 personnes, soit une centaine de familles sont accueillies lors de la distribution hebdomadaire du vendredi matin par une vingtaine de bénévoles.

Répartition équitable

Pain, œufs, légumes, farine... tous repartent avec un sac garni en fonction de la composition de la famille « mais aussi de ce qu’on a reçu », confie Paul Blanchard qui s’occupe de la répartition.
Avec son équipe, ils consacrent leur jeudi après-midi à répartir « de manière la plus équitable possible et en respectant les régimes alimentaires, sans porc ou halal » les denrées envoyées par la Banque alimentaire de Laval et récupérées lors de ‘‘la ramasse’’ du jeudi matin à Intermarché à Saint-Fort mais aussi dans cinq boulangeries de l’agglomération.
Rapidement après son arrivée en octobre 2014, Christophe Huau le dirigeant du supermarché a en effet signé un partenariat avec la Banque alimentaire et les Restos du cœur. Chaque semaine, les deux associations récupèrent des produits frais que l’équipe sort des rayons deux jours avant la date de péremption et des produits secs retirés un mois avant la date limite de consommation.

Jusqu’à 150 kg/mois

« Les quantités sont variables mais globalement elles représentent entre 120 et 150 kg par mois pour la Banque alimentaire, en plus de la collecte nationale qui a lieu à la fin novembre et qui, cette année a permis de récupérer 1 tonne de produits », complète le dirigeant.
Ce qui demande une transformation sur place, comme la viande et le poisson, ne font cependant pas partie des dons « car il y a trop de risques de couper la chaîne du froid ».
Si à l’occasion des fêtes, les bénévoles se réjouissaient de la présence de boudins ou encore de dés de jambon sur les étals, ils soulignaient le manque de viande mais surtout de beurre depuis maintenant plus de deux mois.

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