Craon : victime d’un accident, elle ouvre une sellerie maroquinerie

06h00 - 11 novembre 2017 - par C.T
Craon : victime d’un accident, elle ouvre une sellerie maroquinerie
Mélanie Caherec en plein travail.

Mélanie Caherec a dû quitter l’emploi qu’elle occupait dans le monde hippique après un accident de la route avec un camion qui livrait des cuirs à une tannerie. Le destin a voulu qu’elle ouvre une sellerie maroquinerie à Craon. Ses créations ont déjà séduit le parc du Puy-du-Fou.

Mélanie Caherec est originaire d’Angers. Elle a débuté sa carrière professionnelle dans le monde hippique. Galop ou trot, elle était en charge du débourrage, des pré-entraînements et entraînements de chevaux. En Normandie, elle a travaillé durant huit ans, chez son altesse L’Aga Khan. Elle revient ensuite dans l’ouest chez éric Libaud (en Sarthe) et chez éric Bedard à écuillé.

En février 2013, la jeune femme est victime d’un accident. Un camion qui livre des cuirs à une tannerie est en travers d’une petite route de campagne sinueuse, par temps de brouillard. Le choc est violent.

En 2013, elle est victime d’un accident

Mélanie s’en sort « mais je ne pouvais plus retravailler dans le monde du cheval, malgré une longue rééducation. »
Elle suit alors une formation dans la maroquinerie industrielle. Cette mère de famille de deux enfants, âgée de 34 ans, y voit un clin d’œil du destin.


Mais Mélanie ne se voyait pas en milieu industriel. « J’avais plein d’idées que je ne pouvais développer. Malgré tout, cette formation n’aura pas été vaine car elle m’a appris la précision, la finition et la rapidité d’exécution. »
Elle décide alors d’acheter machines, matériels et cuirs et de se lancer seule. Elle s’installe en juillet à Craon et ouvre sa sellerie-maroquinerie, Créa-cuir équis’libre.


Mélanie retrouve en la maroquinerie et la sellerie tout ce qu’elle aime : « Le dessin, les animaux, la créativité. Toute petite, je bricolais beaucoup. Ma mère couturière m’avait appris à coudre dans le textile au départ. Un jour, j’ai dû fabriquer des protections en cuir pour un poney qu’un voisin voulait bien me prêter pour sauter, à condition que je le protège. »

Elle travaille pour le parc du Puy-du-Fou


Aujourd’hui, elle peut laisser libre court à sa créativité dans la fabrication de ses ceintures, colliers, sacs à main, étuis, porte cartes, porte-feuilles, sacoches de boules de pétanque, trousses... Elle se fournit auprès de tanneurs parisiens, choletais, du sud. « Pour les cuirs dédiés aux chiens et animaux je n’utilise que des produits tannés à base de végétaux, car au chrome, c’est cancérigène. »

Une de ses créations a tapé dans l’œil du Puy-du-Fou. Bien que le parc possède sa propre sellerie, il a commandé à la néo-craonnaise des équipements que portent des chevaux en spectacle. Une belle vitrine !

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