Tourisme : ce qui a fonctionné, ce qui est à améliorer, ce qui fâche

06h00 - 02 novembre 2017 - par C.T
Tourisme : ce qui a fonctionné, ce qui est à améliorer, ce qui fâche

Le bilan touristique du sud-Mayenne a été présenté à La Rincerie jeudi 19 octobre. La météo maussade à partir de mi-juillet a plombé la saison. Côté satisfactions?: le retour de la clientèle étrangère de destinations assez lointaines et les effets positifs de la Vélo Francette. Enfin, globalement les séjours sont souvent courts. Les professionnels ont aussi exprimé leur grogne face à la Sacem.

Si la saison avait démarré sous les meilleurs auspices avec une météo très clémente, à la mi-juillet « le temps maussade et venteux » n’a pas aidé. Surtout du côté des activités nautiques.

Ce qu’il faut retenir c’est que les séjours dans le sud-Mayenne des touristes en gîtes, chambres d’hôtes, hôtels ou campings « sont souvent courts, ils correspondent à des retours de vacances », souligne Lucie Labatte du Territoire d’accueil touristique du sud-Mayenne.

Mais cette année, une tendance a été soulignée : le retour de la clientèle étrangère qui vient de loin. Ainsi des Néo-Zélandais, Américains, Australiens, Canadiens, Israëliens... ont découvert le territoire. A noter par exemple « l’accueil cette saison du premier car de Chinois reçus au musée Robert-Tatin de Cossé-le-Vivien. » Le site essaie de travailler avec davantage d’autocaristes. Et cela paie : le bus de Chinois revenait du Mont-Saint-Michel et a fait une halte en Mayenne.

Le premier site mayennais reste le Refuge de l’Arche avec plus de 67 000 visiteurs depuis le début de l’année « des chiffres en deçà de ce qui était espéré par le directeur qui explique cela par une météo trop chaude au départ, maussade ensuite et les travaux qui même s’ils ne perturbent pas les visites, ont dû en dissuader ».

Campings en hausse, villages-vacances en baisse


Côté camping, belle saison globalement avec celui de Craon qui connaît une progression de 81% « la communication sur les travaux réalisés l’an dernier a porté ses fruits » explique Anne Mévite, adjointe à Craon ; celui de La Rincerie (La Selle-Craonnaise) + 45 % a profité de l’ouverture de l’espace baignade qui a été une grosse réussite ; celui de Château-Gontier + 37 %. Les autres se stabilisent.

« On note une baisse de la fréquentation des villages-vacances qui peut s’expliquer par la perte des ouvriers de la LGV. »

Du côté des hôtels, gîtes et chambres d’hôtes, les fortunes sont diverses. Ceux qui sont en progression l’expliquent par les effets de la Vélo Francette qui draine un nouveau public, encore en hausse par rapport à l’an dernier (+17%). « Ce marché est porteur et on en est qu’au début », souligne Lucie Labatte.

Des journées à thèmes dont veulent s’inspirer d’autres secteurs

Lucie Labatte a expliqué que les mardis à thèmes de Meslay-Grez ont très bien fonctionné : 430 personnes y ont pris part avec 60 % de locaux et 40 % de touristes. Ce qui a fait dire que : « On va peut-être s’en inspirer pour le Pays de Château-Gontier ».
à Craon ce sont les visites guidées du dimanche matin qui n’ont pas trouvé leur public. Seules 21 personnes y ont pris part. Du côté de Renazé, le musée de l’ardoise a réalisé 1189 entrées mais 60% sont des entrées gratuites.

La taxe de la Sacem irrite les professionnels

Lors de cette soirée, il n’y eut qu’un sujet débattu par l’assistance : celui concernant la Sacem qui a envoyé des courriers aux professionnels pour qu’ils s’acquittent d’une taxe pour chaque chambre et chalet équipé d’une télévision ou une radio. « C’est aberrant ! » s’insurge la salle.

Pour certains c’est 45 € par télé, pour d’autres cela monte à plus de 60 €. « C’est dégressif en fonction du nombre, mais franchement ça monte vite ! » explique-t-on. Alors certains même s’ils s’en défendent de le faire, remarquent que des confrères « commencent à enlever leurs photos promotionnelles où l’on voit une télévision ou une télécommande... » Histoire d’échapper à « cette taxe abusive », selon eux.

Et certains d’expliquer que « si vous payez la Sacem, vous devez aussi payer l’Aspre (société pour la perception de la rémunération équitable, NDLR)... C’est trop ! » Un femme des gîtes de France explique que l’association des gîtes de France demande à ses adhérents de ne pas payer. « D’accord mais la Sacem est très insistance et met la pression... »
Contactée, la Sacem n’a jamais donné suite.

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