Noël les pieds dans l’eau, ne sera plus qu’un lointain cauchemar

00h00 - 03 octobre 2017 - par C.T
Noël les pieds dans l’eau, ne sera plus qu’un lointain cauchemar

Geneviève et Joël Gadbin qui habitent à La Girardière, à Congrier, vivent sous la menace constante du petit cours d’eau du même nom : La Girardière. Deux fois ils ont été inondés à Noël et ont dû tout rénover.

« La première inondation a eu lieu le 24 décembre 1999 au soir , explique Geneviève Gadbin. J’étais enceinte. Tout a été très vite. Je suis sortie d’ici dans la benne du tracteur. » L’eau était montée à 50 cm dans l’habitation. « Nous avons dû tout refaire. L’électricité, les parquets, les papiers peints, racheté des meubles... » Surtout le couple et ses enfants ont eu peur. « Le disjoncteur avait sauté. Nous étions dans le noir, sans électricité. ça fait bizarre... »

Le Symbolip s’empare du dossier

Rebelote le 24 décembre 2013, mais cette fois de jour. « Nous avons eu moins d’eau car nous étions mieux organisés. L’eau ne s’évacuait pas avec les simples pompes des pompiers. Il ont dû aller chercher un camion pour évacuer l’eau de l’autre côté de la route, dans le champ. »
Cette crue fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Derrière, les démarches s’enclenchent. Le Symbolip, le Syndicat mixte du bassin de l’Oudon et de la lutte contre les pollutions et inondations, se saisit du dossier. « En 2015, une étude est lancée pour comprendre le phénomène d’inondation de la Girardière », explique Géraldine Cousin, du Symbolip.

Tout le monde y a mis du sien

Deux solutions s’offraient : « Soit on cassait les trois accès qui bloquaient le ruisseau et on les élargissait, soit on créait une deuxième voie, un échappatoire en cas de crue pour que les surplus aillent de l’autre côté de la départementale, la RD11. »
C’est cette seconde option qui a été choisie. La ville de Congrier a alors acheté les 900 m2 de terrains nécessaires de part et d’autre de la départementale pour réaliser le chantier. « Il faut saluer la bonne volonté du propriétaire qui a permis de mener à bien ce dossier », tient à souligner Louis Michel, le président du Sbon, le syndicat de bassin de l’Oudon nord.
« L’avantage avec cette solution c’est qu’on n’a pas eu besoin de creuser le ruisseau, et donc on n’a pas détruit de milieux aquatiques. Seuls seront réalisés un terrassement, un nivellement et le passage de canalisations. »
Les travaux de 26 000 € seront pris en charge pour 60 % par la Région, pour 20 % le Sbon, et 20 % le Symbolip.

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