Bâtiment : les signaux sont au vert mais les artisans mayennais restent vigilants

08h41 - 19 septembre 2017 - par M.A
Bâtiment : les signaux sont au vert mais les artisans mayennais restent vigilants
La reprise de l’activité chez les artisans du bâtiment se confirme notamment grâce au regain de la construction neuve. - © Audrey Mauny

La rentrée est chaque année l’occasion pour les responsables de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) de rencontrer les parlementaires mayennais pour évoquer la conjoncture et leurs inquiétudes. D’autant plus cette année dans le contexte de réforme que nous connaissons.

« La reprise de l’activité de l’artisanat du bâtiment se confirme. » Denis Churin, le président de la Capeb, se réjouit que les clignotants soient au vert « notamment grâce à la construction neuve qui connaît un fort regain ». Néanmoins, en Mayenne, ce constat est à nuancer car les marchés principaux concernent davantage la rénovation du bâti existant.

C’est pourquoi, le syndicat est très attentif au maintien des mesures qui permettent de renforcer cette activité. « Nous avons réaffirmé aux parlementaires l’intérêt de maintenir la TVA à taux réduit, ce qui devrait être fait pour 2018 malgré les rumeurs. »
Dans le même sens, les élus de la Capeb ont proposé d’élargir cette TVA à taux réduit aux travaux liés à l’accessibilité. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique fait également partie des combats du syndicat. « Il permet souvent aux particuliers de financer des travaux supplémentaires. S’il est conservé, nous serons cependant attentifs à la manière dont il va être organisé car le seuil d’éligibilité a déjà été abaissé », souligne Frédéric Vannier, 2e vice-président de la Capeb et plâtrier à Montsûrs.

Si la conjoncture semble en progrès, les cinq dernières années de baisse d’activité ont toutefois laissé des traces. « Elles ont généré des situations très difficiles et en premier lieu en terme de trésorerie », confirme le président qui craint les conséquences négatives supplémentaires de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source, ainsi que la suppression du régime social des indépendants (RSI) à la fin de l’année.
De plus, une veille particulière est maintenue sur les micro-entreprises et notamment « leur seuil d’activité qui pourrait être multiplié par deux, un signal négatif envoyé aux entreprises ».

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