Travailler plus pour maintenir un revenu correct

09h00 - 11 juin 2017 - par M.A
Travailler plus pour maintenir un revenu correct
Présentation du cheptel, table ronde avec Jean-Paul Forveille (Crédit mutuel), Vincent Morin (exploitant installé depuis dix ans) et Alain Denieule (p

“Organisation du travail : quelles clés face à l’agrandissement ?” C’est l’un des ateliers qui a été proposé aux quelque 150 éleveurs bovins qui se sont donné rendez-vous chez un de leurs confrères, Damien Clémenceau, le vendredi 2 juin. Co-organisée par le Clasel, la Chambre d’agriculture et le département de la Mayenne, cette journée s’inscrit dans le cadre d’Innov’action et vise à faire le point sur la situation de la branche bovine ; et elle propose des pistes de réflexions.

Damien Clémenceau possède 170 bêtes. En son temps, son père a travaillé avec moitié moins et un employé à mi-temps. Lorsqu’il s’est installé en 1990, Jean-Pierre Macé composait avec 30 ha contre 60 aujourd’hui et le nombre d’animaux qui va avec. Les années passent et le cheptel de ces deux éleveurs de vaches allaitantes augmente. Pourtant, il est davantage question de contrainte que d’agrandissement, car qui dit plus de bétails et surface dit plus de travail. Et depuis toutes ces années, l’un comme l’autre sont seuls. Leur quantité de travail s’est donc fortement accrue.
Respectivement présidents du syndicat Rouge des prés et du Clasel, les exemples de ces deux éleveurs ne sont pas des cas isolés. Pour preuve, un rapport de la Chambre d’agriculture et de l’Institut de l’élevage révèle qu’entre 1998 et 2013, les élevages ont en moyenne grandi de 30 ha et de vingt vaches -elles sont en moyenne 93 par élevage aujourd’hui contre 70 en 1998- soit une et demie à l’année.
Dès lors, c’est tout logiquement que le thème “Organisation du travail : quelles clés face à l’agrandissement ?” a été évoqué vendredi 2 juin. Ils sont quelque 150 éleveurs à s’être déplacés à Azé chez Damien Clémenceau qui a accueilli cet événement intitulé “Réussir son projet en viande bovine”, un rendez-vous qui s’inscrit dans le cadre de l’opération Innov’action.

Jusqu’à 96 h semaine

Certains ont ainsi pris connaissance de chiffres qui sont inquiétants lorsque l’on fait le parallèle avec ceux précédemment cités. En effet, selon une étude du réseau Pays-de-la-Loire dqui a enquêté le temps de travail auprès de cent éleveurs de trois départements que sont les Deux-Sèvres, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, la fourchette est large et d’après les données recueillies, les 20 % les plus rapides comptabilisent 11 h 35 consacrées à une vache par an, et jusqu’à 29 h 35 pour les moins rapides. Pour un cheptel de la taille de celui de Damien Clémenceau, cela signifie entre 37 et 96 heures...

La suite de l'article dans notre édition du vendredi 9 juin, page 12 !

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